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La Coupe du monde de football du Qatar utilisera un stade « démontable »

Il s’agit du stade 974, considéré comme le tout premier stade de la Coupe du monde de football à pouvoir être démonté puis remonté n’importe où dans le monde.

Il a été construit et financé par le Qatar, pays hôte de la Coupe du monde de cette année .

Il s’appelle 974 car le numéro est l’indicatif international du Qatar (+974), ainsi que le nombre exact de conteneurs maritimes utilisés dans la construction du stade.

Le concept du stade a été conçu par Fenwick Iribarren Architects , basé dans la capitale espagnole Madrid.

Le concept de durabilité est au cœur du stade, déclare Mark Fenwick, l’un des partenaires du cabinet d’architectes :

« Nous avons vraiment senti qu’il n’était pas vraiment nécessaire pour le Qatar d’avoir ce huitième stade après la Coupe du monde », dit-il.

« Nous avons donc décidé d’adopter une stratégie très radicale, qui consistait à voir si nous pouvions réellement concevoir le stade qui soit non seulement démontable, mais aussi transportable, et remontable dans un autre pays, soit comme un stade complet, ou sous forme de pièces différentes qui pourraient être assemblées en un nombre variable de bâtiments sportifs. »

L’argument de la durabilité a cependant été contesté. Certains soutiennent que le Qatar obtiendrait plus d’avantages environnementaux si les unités de climatisation vitales du stade et d’autres services publics étaient alimentés par des énergies renouvelables plutôt que par des combustibles fossiles.

Le stade a une capacité de 40 000 spectateurs et est construit selon une conception modulaire, en utilisant des conteneurs maritimes recyclés.

Une simplicité déconcertante

Fenwick croit que l’ingéniosité réside dans sa simplicité

« Fondamentalement, ce que nous avons fait, c’est que nous avions une structure, nous avons placé les conteneurs d’expédition sur cette structure, où ils sont nécessaires à différents niveaux, puis nous avons simplement plug and play, c’est-à-dire les brancher à l’électricité ou à tout autre service public, et le stade fonctionne dans cette idée, je pense, très spectaculaire et unique », dit-il.

« Le Qatar possède le tout premier stade démontable et remontable de l’histoire mondiale du football. »

Le stade 974 devrait être démantelé après la Coupe du monde de football 2022, qui devrait débuter au Qatar le 21 novembre et se terminer le 18 décembre.

Le tournoi se déroule généralement vers juin et juillet, mais la chaleur extrême dans le pays au cours de ces mois a conduit à ce qu’il se déroule en hiver

Bien que le stade soit démantelé, Fenwick pense qu’il existe une opportunité pour un héritage durable :

« C’est l’accomplissement ultime de l’héritage, qui est essentiellement que le stade sera démantelé, placé dans des conteneurs d’expédition et emportés sur un navire, et ils peuvent être emmenés dans un autre pays et remontés et ce qui serait fantastique, personnellement, c’est que ce stade soit utilisé pour la prochaine Coupe du monde, et que le stade serait alors à un autre endroit, de l’autre côté de l’océan, dans une autre Coupe du monde », dit-il.

Reste à voir si cela se concrétisera.

Le Qatar a déclaré que le stade serait offert aux pays sous-développés qui souhaitent l’utiliser.

Le stade a été testé lors de la Coupe du monde arabe de la FIFA que le Qatar a accueillie en novembre-décembre l’année dernière.

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La nature n’est pas (si) cruelle

Ce qui est génial quand on travaille avec de la matière vivante (même quand ce “travail” consiste à s’affaler dans un canapé pour regarder National Geographic pour vaincre ses insomnies chroniques), c’est que les possibilités d’être étonné sont nombreuses. D’ailleurs, récemment, je suis tombé sur un comportement assez intéressant: un phénomène d’adoption chez des laridés (comme les mouettes).

Ne vous faites pas de faux espoirs, ce billet n’apportera pas de vraies informations sur le sujet. C’est juste pour en parler rapidement, avant des choses plus conséquentes.

Chez ces laridés (dans le reportage en question, il devait s’agir de Larus canus, le goéland cendré), les oeufs éclosent de manière tout à fait particulière. Deux poussins en deux heures, puis un troisième beaucoup plus tard. Ce dernier étant désavantagé, il choisit en général de quitter le nid, et d’en rejoindre un autre.

D’ou plusieurs questions: l’arrivée d’un nouveau poussin représente un coût net pour les parents, et un désavantage pour leurs poussins. On pourrait imaginer qu’ils chassent l’”envahisseur”. Il n’en est rien. On peut entrer dans un raisonnement de type “le coût de la chasse surpasse le coût d’entretien”, assez classique, mais j’ai quand même du mal à y croire.

Pour qu’un comportement se généralise à ce point (et d’ailleurs, est-il inné?), il faut bien que les chances d’être acceptées soient assez grandes, d’ou peut-être l’hypothèse que le couple adoptif en retire des avantages. Mais lesquels?

On peut aussi imaginer que les goélands sont  aussi stupides que leurs ramiges, et qu’ils soient incapables de faire la différence entre leurs petits et ceux des autres. D’ailleurs, est-ce qu’il n’y à pas des phénomènes de “compatibilité” qui entrent en jeu, comme par exemple des motifs du plumage.

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Bonne année!

L’avantage du billet du 1er janvier, c’est qu’on a pas besoin de chercher le titre longtemps. Et après avoir courageusement combattu un virus particulièrement sournois (la semaine dernière), et testé le mélange château Ychem / Smecta, c’est tant mieux.

Quelques mots sur la récente inactivité de ce blog : ma petite bande passante ne suffit plus à absorber vos passages ici même, et mon hébergeur, dans un grand élan de solidarité, a décidé de tout couper. Et je n’avais pas franchement le temps de racheter un hébergement plus conséquent. Je m’en occupe après le 7 janvier, pour l’instant c’est un peu The Final Countdown jusqu’au dernier oral.

J’avoue que j’aurais bien eu un peu de temps, entre deux digestions ou dégustations de génépi (j’avais oublié que c’était aussi bon!), mais voilà, le gros bonhomme en rouge de chez Coca a déposé quelques livres au pied du sapin, qui méritaient une lecture attentive de ma part.

Déjà, pas très Xmas spirit, le remarquable livre Notre Combat, de Linda Ellia (qui lui consacre un blog). Et oui, ça m’a plombé le moral autant que ce genre de projet peut le faire… A lire (à regarder, surtout).

Et puis bon, on ne se refait pas, il y avait un livre un peu plus proche de mes occupations habituelles. Un petit livre vert, paru chez Seuil (coll. Science ouverte), et écrit par Jean Deustch. Avec un titre qui m’a fait tomber raide dingue du bouquin dès le premier regard : Le vers qui prenant l’escargot comme taxi — et autres histoires naturelles. Vraiment génial, ou histoire naturelle est pris au sens grec du terme, et ou l’auteur se livre a de petites enquêtes. Un livre de vulgarisation d’une rare perfection, ou les sources vont de Nature aux Histoires comme ça de Kipling.

Ah, et puis aussi, mais ça va intéresser nettement moins de monde, la famille (pardon, le genre) Lamellodiscus accueille encore une nouvelle espèce : L. theroni, en hommage à André Théron, directeur du CBETM.

Bref… bonne année à tous…